Après avoir fait feu de tout bois il y a une semaine au Luxermbourg pour la première de Javier Pastore (4-0), le Paris-SG n'a pas connu la même réussite ce jeudi dans son jardin du Parc des Princes. Le club de la capitale s'est imposé par une marge moins importante (2-0), mais qui lui suffi amplement pour se qualifier pour la phase de poules de la Ligue Europa, dont le tirage au sort aura lieu vendredi midi à Monaco. Avec Pastore titulaire la première fois au Parc et Nicolas Douchez enfin dans le but, le PSG a très logiquement dominé les débats. Mais il a cruellement manqué de réalisme.
En première période, les Parisiens ont eu pas moins de six occasions franches. Bodmer (9e, 20e), Pastore (17e, 35e) et surtout Hoarau (15e et 43e) ont manqué de justesse. L'attaquant, convoqué en début d'après-midi par Blanc pour les deux prochains matches des Bleus malgré un début de saison médiocre, n'a pas marqué de points alors qu'il avait l'occasion de prouver qu'il valait plus qu'un rôle de doublure. Gameiro peut dormir tranquille.
Le Dow Jones et le 'S&P' fléchissent d'un peu plus de -1,5%, le Nasdaq lâche pratiquement -2% (à 2.420Pts).
Wall Street marque nettement le pas à la veille de la réunion de la FED de Jackson Hole: les anticipations de mise en oeuvre de mesures de soutien à l'économie et aux marchés semblent soudain bien moins présentes et les indices US s'empressent de consolider les 5% gagnés à l'issue des 3 premières séances de la semaine.
Si Ben Bernanke déçoit les marchés demain, les bénéfices auront été pris, si au contraire son discours séduit les investisseurs, ils rachèteront d'autant plus volontiers que les cours apparaîtront plus attractifs.
S'il fallait trouver un prétexte concret pour réduire la voilure, les chiffres hebdomadaires de l'emploi sont tombés à point nommé: les inscriptions au chômage sont ressorties en hausse de 5.000 la semaine passée, pour atteindre 417.000, alors que les analystes pronostiquaient une quasi stabilité à 410.000 inscriptions.
La morosité du marché du travail pourrait inciter Ben Bernanke à juger qu'il est temps d'annoncer de nouvelles mesures de relance de l'économie, comme en août 2010 où il avait annoncé la mise en oeuvre du 'QE2'... mais il pourrait décider de temporiser afin de ne pas transformer Jackson Hole en rendez-vous annuel avec les assouplissements quantitatifs.
L'un des principaux évènements du jour, c'est l'annonce de la démission de Steve Jobs: les titres Apple terminent pratiquement stables après avoir chuté de -3% initialement sur le Nasdaq, les analystes relativisant la portée du départ de Steve Jobs de la direction.
'Le puissant succès de l'iPhone, de l'iPad, de l'iPod et du MacBook Air reflète le travail de plusieurs individus, et non d'un seul', assure-t-on chez JPMorgan.
La séance avait démarré de façon très satisfaisante (le scénario initial était franchement haussier) suite à l'annonce d'un investissement de 5Mds$ de Warren Buffett dans le capital de Bank of America (+9,5% à 7,7$).
L'initiative du 'sage d'Omaha' n'a pas inspiré d'autres investisseurs mais le secteur financier s'en tire plutôt bien vu l'ambiance générale: Citigroup a grimpé de +4,85%, Morgan Stanley de 2,7%, Wells Fargo a pris 1,4%.
La séance a également été marquée par une chute libre de -4% du DAX en l'espace d'un quart d'heure à Francfort sur des rumeurs -vite démenties-de perte de son 'triple A' par l'Allemagne: une anticipation qui peut sembler absurde concernant le pays financièrement le plus solide d'Europe.
Cela démontre à quel point les opérateurs sont désorientés et prêts à accepter les rumeurs les plus folles: la volatilité peut ressurgir brutalement d'une minute à l'autre et c'est le genre d'insécurité qui fait fuir nombre d'épargnants en actions.
Et Kombouaré a remplacé le Réunionnais, qui est sorti blessé (ischios). Dans un excès de colère, l'ancien Havrais a fait voler en éclat une bouteille avant de rentrer au vestiaire. Dégoûté, le joueur a "salué" le banc de touche avec un geste de dépit qui en disait long sur son exaspération. Il devrait être forfait pour les rencontres de l'équipe de France en Albanie et en Roumanie début septembre.
Si le Parc a sifflé sa sortie, il a chaudement applaudi l'entrée de Gameiro, le nouveau petit prince. Et puis, Paris a fini par trouver l'ouverture. Très actif durant toute la partie, Nene a trouvé le cadre d'un tir de 25 mètres (64e). Et un quart d'heure plus tard, le virevoltant Ménez a vu sa frappe côté doit déviée par un défenseur de Differdange (79e). Paris n'a pas eu besoin de forcer son talent. A Toulouse, dimanche en Championnat, ce sera une autre histoire, un autre niveau.
Le tirage au sort de l'US Open a été effectué ce jeudi. Gaël Monfils sera opposé au Bulgare Grigor Dimitrov, alors que Richard Gasquet affrontera Sergiy Stakhovsky. Roger Federer rencontrera Santiago Giraldo, et Jo-Wilfried Tsonga Yen-Hsun Lu. La partie haute du tableau, où se trouve Gasquet, Monfils et Tsonga, sera compliquée puisqu'elle comprend également Novak Djokovic et Roger Federer. Le Serbe et le Suisse pourraient donc se retrouver l'un contre l'autre dans le dernier carré, comme à Roland-Garros, où l'actuel n°1 mondial avait été battu. A noter également le tirage compliqué de John Isner, qui devra battre Marcos Baghdatis dès le premier tour pour continuer sa route devant son public.